Le dénouement

Le 28 Août 1765, les gardes d’Antoine tuent un gros loup mais les meurtres continuent. Le 18 Septembre, il tue un loup d’une taille exceptionnel près de Notre Dame des Chazes, à Venteuges. Ce loup est naturalisé, son estomac ne présente que des chaires et des ossements… de mouton, mais il sera quand même présenté à la Cour et M. Antoine proclame avoir tué la Bête du Gévaudan. Il quitte le Gévaudan en Novembre, les meurtres ont cessé… mais reprennent le 02 Décembre.

La population se retrouve seule face à la Bête et aux attaques qui se multiplient. Des loups sont tués, une campagne d’empoisonnement est décidée mais sans succès.

La famille CHASTEL était domiciliée à la Besseyre-Sainte-Mary. Tous savent lire et écrire, on retrouve leurs signatures dans de nombreux actes de la paroisse dès 1730. Ils ont eu une altercation avec les gardes de M. ANTOINE en Août 1765, ils leur auraient envoyé dans un bourbier de façon volontaire, dans lequel les gardes à cheval se sont enlisés et qui les a mis fort en colère !

Le 19 Juin 1767, au petit matin, la Bête est localisée dans les bois de Ténezeyre, les chasseurs qui participent à la battue organisée par le Marquis d’Apcher se placent. Jean CHASTEL est à la Sogne d’Auvers, au croisement de deux pistes forestières. La Bête poursuivie se retrouve face à lui, ce fin chasseur tue la Bête. On dit qu’à l’endroit où la Bête est tombée, ’’l’herbe ne vient pas plus longue une saison que l’autre, qu’elle est rougeâtre et qu’aucun animal ne la mange’’.

C’est à ce croisement de chemin, dans ce triangle d’herbe, dit “la Sogne d’Auvers”, que la Bête est tombée, tuée par Jean CHASTEL

L’animal est autopsié, il est donné comme un loup mais différent du loup commun connu dans la région de part ses dimensions, sa conformation, sa tête, bref dans son ensemble. CHASTEL emmena la Bête jusqu’à Paris mais l’animal s’est dégradé pendant le long voyage, dans la chaleur d’un mois de Juillet et le Roi ordonne de faire enterré immédiatement cette dépouille exhalant une fort mauvaise odeur et CHASTEL rentre au pays sans récompense royale. La bête a été enterrée mais l’emplacement n’a été mentionné nulle part.

Cette fois-ci, plus aucun meurtre n’aura lieu. Alors, animal hybride ? Loup enragé ? Animal exotique tel une hyène ? Chien cuirassé ? Homme déguisé ? Soldats anthropophages ?

2 siècles et demi après, le mystère reste entier. Inlassablement, on poursuit les recherches, de nouveaux ouvrages paraissent chaque année, on organise des conférences, etc. Et ce, toujours avec la même passion, le même entrain… et le même objectif : surtout, ne pas trouver !