Que fait la police ?!!!

Que fait la police ???!!!

Le Roi de France, Louis XV (1710 – 1774) demandera à ce qu’il soit fait le nécessaire le plus rapidement possible, pour venir au secours des habitants du Gévaudan, mais aussi pour que la nouvelle d’un Royaume qui n’arrive pas à bout d’un simple loup ne se répande trop.

C’est ainsi que, en Septembre 1764, le Capitaine Duhamel intervient le premier, avec 40 Dragons à pied et 17 à cheval. En Décembre, il manque de peu la Bête, près du Château de la Beaume, elle réussit à s’échapper en traversant tant bien que mal un marais qui s’est avéré impénétrable pour les chevaux.

L’ayant vu de très près, il en fait une description : ’’Je vous envoye Monsieur le détail exat de la figure de la bête féroce après laquelle je cours. Cet animal est de la taille d’un taureau d’un an. Il a les pattes aussi fortes que celles d’un ours avec six griffes à chacune de la longueur d’un doigt, la goeülle extraordinairement large, le poitrail aussi fort que celuy d’un cheval, le corps aussi long qu’un léopard, la queue grosse comme le bras et au moins de quatre pieds de longueur, le poil de la tête noiratre, les yeux de la grandeur de ceux d’un veau, et étincelants, les oreilles courtes comme celles d’un loup et droites, le poil du ventre blanchâtres, celuy du corps rouge avec une raye noire large de quatre doigts depuis le col jusqu’à la naissance de la queue. Voilà, Monsieur, le monstre tel qu’il est et d’après la peinture que j’ai l’honneur de vous en faire, je crois que vous penserez comme moy, que cet animal est un monstre dont le père est un lyon, reste à savoir quelle en est la mère.’’

le village d’Auvers

La colère gronde au sein de la population  qui accuse les Dragons de vivre sur l’habitant et de saccager les récoltes, d’autant que les battues ne se soldent que par des échecs. C’est ainsi qu’en février 1765, M. d’ENNEVAL entre en scène, chasseur de loup réputé de Normandie.

Mais ce gentilhomme devient vite impopulaire ; ses hommes et lui s’attirent l’antipathie des habitants ainsi que de la noblesse, par leurs méthodes de chasse et leurs comportements ignobles et irrespectueux.

Ainsi, durant l’été 1765, la Cour envoie le 1er porte-arquebuse du Roi, Grand Louvetier du Royaume, François ANTOINE, avec plusieurs tireurs choisis, avec l’ordre royal d’en terminer, coûte que coûte.

Il s’établit sur les paroisses de Venteuges et de la Besseyre-Sainte-Marie, puisque la Bête s’y cantonne plus précisément, à ce moment-là. Il se fait très à l’écoute du peuple et de ses misères, donnant même de l’argent aux plus pauvres, organisant des battues seulement le dimanche, laissant les autres jours pour le travail des habitants.